Je rentre juste de Villefranche-de-Rouergue ou j’ai fait des dedicaces samedi dernier.
Tout d’abord, Villefranche a pour moi un charme fou. C’est une bastide qui a su conserver tout son charme médiéval. D’étroites ruelles bordées de maisons du XVe et XVIe siècle. On pousse une porte ici et la, une courette intérieure dévoile des trésors de détails architecturaux qui ne cessent de m’émouvoir.
Mais je dois ajouter que j’ai toujours eu un faible pour Villefranche. C’est la où nous nous sommes cachés pendant trois ans pendant la guerre, ma famille et moi. C’est la que j’ai situé une partie de l’histoire du peigne en Ecaille.
Je suis arrivé vendredi dans l’après-midi et je me suis immédiatement rendu à la librairie Barthe. C’est là que je signerai mon livre le lendemain. M. Laurent Barthe, sa mère et son frère m’ont très gentiment reçu. Ils m’ont également montré les articles parus dans le Villefranchois et La Dépêche du Midi pour annoncer ma visite le lendemain.
Samedi 15 heures, j’étais assis derrière une petite table t j’ai vu défiler les villefranchois venu acheter mon livre et me conter ce qu’ils savaient de la guerre à Villefranche et en particulier le massacre des Croates, dont je parle d’ailleurs dans mon livre.
J’ai signé et bavardé avec mes futurs lecteurs jusqu’à ce que le soir tombe.
Je reviens souvent à Villefranche, rien que pour le plaisir de me promener dans les étroites ruelles de la vieille ville et pour passer devant la maison où nous habitions pendant la guerre. Mais cette fois-ci mon plaisir était différent.
Je n’oublierai pas cette visite.
Jean-Pierre Angel
10 novembre 2008